Discover Leonard Cohen!
Ma vie n’est pas derrière moi
ni avant
01 September 2008
25 December 2007
25 October 2007
Ghosts

09 October 2007
Florence
A mon retour de l’Italie, je me suis dit qu’il me fallait du temps pour mettre de l’ordre dans mes pensées. J’avais la tête pleine d’images, de couleurs… Mais aujourd’hui j’ai pensé à Florence.
J’avais déjà vu plein de photos sur la ville, mais la première rencontre m’a frappée. Les bâtiments se dressaient hautes et fières (sans doute à cause des rues étroites), les places assez grandes me semblaient toujours petites… mon système de dimensions était déréglé. J’avançais dans les ruelles et j’avais l’étrange sensation de ne pas me sentir seule… même s’il n’y avait pas de monde et que je marchais en silence, cette solitude ne me blessait pas.
Ce que j’ai aimé le plus à Florence c’est la lumière. Dans la cour de la Villa Camerata les pierres brillaient… grises sous un ciel gris, mais elles brillaient! Les yeux jaunes de ce chat noir sur le rebord de la fenêtre, les fleurs de lotus et les murs ocrés… tout semblait différent.
Florence est la ville qui m’a laissé des souvenirs très variés… l’homme avec la pipe… le vélo abandonné au coin de la rue… Piotr et ses doigts magiques… les accords du Concerto d’Aranjuez qui se réverbéraient dans les Galeries Uffizi… la silhouette du Baptisterio au bout d’une ruelle éclairée… ce sont les images de ma Florence. Il y a un parfum très subtile qui accompagne mes souvenirs… des fleurs de laurierrose, du pin, et cette odeur presque imperceptible d’une source d’eau. Si je pouvais créer ce parfum, je l’appellerais plénitude.
12 September 2007
Mots
J’aurais voulu déjeuner seule,tourner un pot de moutarde entre mes mains, être vague, vague, complètement vague...
Françoise Sagan - Un certain sourire
Ch. 2
10 September 2007
Capri

dirò di quel silenzio che ti chiude
come una veste, canteró la pace
che in te fluisce, come fosse un sangue
dolce e benigno, senza turbamento.
Diró della ginestra che incorona
La montagna, dell`elce e del carrubo
che hanno si grata l`ombra nel meriggio,
diró del fico d`india, che le palme
aperte offre alle stimmate del sole.
Ma ora è tardi: già declina il giorno
e l`ombre fanno azzurra la montagna.
Senti quel lieve pigolio d`uccelli,
quello sfrascare basso ira i cespugli?
S`è fatto tardi ormai: bisogna andare.
Ecco già su Tiberio un pò di luna,
una virgola appena; è luna nuova.
Un`altra volta ... Or io discenderò
per quella via tra la montagna e il mare
E una lucciola avrò per compagnia.
Alma Siracusa Vuotto



06 September 2007
Le lit défait
C’est drôle... c’est drôle comme en lisant les romans de Françoise Sagan je retrouve en moi des émotions si différentes, états d’esprit contradictoires presque, mais qui ne manquent pas de logique. Le lit défait a été une lecture à la limite... parfois, c’était difficile de ne pas haïr Béatrice même si je la comprenais parfaitement. J’adore les phrases de F. Sagan qui renversent les règles, qui écrasent de (sa) manière comique les conventions :
- Ecoute, dit Béatrice, grimpe d’abord dans ce hamac, bois ton café chaud et respire doucement. Pas à fond, surtout, il ne faut jamais respirer à fond. Ni faire de la gymnastique tous les jours, ni éviter les graisses,ni se démaquiller soigneusement,ça vous tue en dix jours. Ou en dix ans, ce qui est pire.
Ch.9
On ne se rappelle jamais quand quelqu’un ne vous aime plus, sa voix, avant, disant « Je t’aime », on se rappelle sa voix disant « Il fait froid ce soir » ou « Ton chandail est trop long ». On ne se rappelle pas un visage boulversé par le plaisir, on se rappelle un visage distrait, hésitant, sous la pluie. Comme si la mémoire était, tout autant que l’intelligence, délibérément insoumise aux mouvements du coeur.
Ch.10
C’est un livre que j’ai beaucoup aimé, pour ses contrastes, pour l’atmosphère un peu lourde mais recherchée, pour cette histoire d’amour boulversé que seule Françoise Sagan sait m’offrir.
