Ma vie n’est pas derrière moi

ni avant

ni maintenant

Elle est dedans

Jacques Prévert

Showing posts with label photo. Show all posts
Showing posts with label photo. Show all posts

09 October 2007

Florence

A mon retour de l’Italie, je me suis dit qu’il me fallait du temps pour mettre de l’ordre dans mes pensées. J’avais la tête pleine d’images, de couleurs… Mais aujourd’hui j’ai pensé à Florence.

J’avais déjà vu plein de photos sur la ville, mais la première rencontre m’a frappée. Les bâtiments se dressaient hautes et fières (sans doute à cause des rues étroites), les places assez grandes me semblaient toujours petites… mon système de dimensions était déréglé. J’avançais dans les ruelles et j’avais l’étrange sensation de ne pas me sentir seule… même s’il n’y avait pas de monde et que je marchais en silence, cette solitude ne me blessait pas.

Ce que j’ai aimé le plus à Florence c’est la lumière. Dans la cour de la Villa Camerata les pierres brillaient… grises sous un ciel gris, mais elles brillaient! Les yeux jaunes de ce chat noir sur le rebord de la fenêtre, les fleurs de lotus et les murs ocrés… tout semblait différent.

Florence est la ville qui m’a laissé des souvenirs très variés… l’homme avec la pipe… le vélo abandonné au coin de la rue… Piotr et ses doigts magiques… les accords du Concerto d’Aranjuez qui se réverbéraient dans les Galeries Uffizi… la silhouette du Baptisterio au bout d’une ruelle éclairée… ce sont les images de ma Florence. Il y a un parfum très subtile qui accompagne mes souvenirs… des fleurs de laurierrose, du pin, et cette odeur presque imperceptible d’une source d’eau. Si je pouvais créer ce parfum, je l’appellerais plénitude.

Album photo

12 September 2007

Mots

J’aurais voulu déjeuner seule,tourner un pot de moutarde entre mes mains, être vague, vague, complètement vague...

Françoise Sagan - Un certain sourire
Ch. 2

10 September 2007

Capri


So canterò di te, verde Anacapri:
dirò di quel silenzio che ti chiude
come una veste, canteró la pace
che in te fluisce, come fosse un sangue
dolce e benigno, senza turbamento.
Diró della ginestra che incorona
La montagna, dell`elce e del carrubo
che hanno si grata l`ombra nel meriggio,
diró del fico d`india, che le palme
aperte offre alle stimmate del sole.

Ma ora è tardi: già declina il giorno
e l`ombre fanno azzurra la montagna.
Senti quel lieve pigolio d`uccelli,
quello sfrascare basso ira i cespugli?
S`è fatto tardi ormai: bisogna andare.
Ecco già su Tiberio un pò di luna,
una virgola appena; è luna nuova.
Un`altra volta ... Or io discenderò
per quella via tra la montagna e il mare
E una lucciola avrò per compagnia.

Alma Siracusa Vuotto


06 September 2007

Le lit défait

C’est drôle... c’est drôle comme en lisant les romans de Françoise Sagan je retrouve en moi des émotions si différentes, états d’esprit contradictoires presque, mais qui ne manquent pas de logique. Le lit défait a été une lecture à la limite... parfois, c’était difficile de ne pas haïr Béatrice même si je la comprenais parfaitement. J’adore les phrases de F. Sagan qui renversent les règles, qui écrasent de (sa) manière comique les conventions :

- Ecoute, dit Béatrice, grimpe d’abord dans ce hamac, bois ton café chaud et respire doucement. Pas à fond, surtout, il ne faut jamais respirer à fond. Ni faire de la gymnastique tous les jours, ni éviter les graisses,ni se démaquiller soigneusement,ça vous tue en dix jours. Ou en dix ans, ce qui est pire.
Ch.9

J’ai beaucoup aimé les fluctuations des humeurs de Béatrice, ce caractère apparemment puissant, qui s’avérait vulnérable parfois... Mais surtout, j’ai aimé la présence marquante du destin dans le roman... cette typologie de l’actrice fameuse, de l’écrivain de succes, et de leur vie qui semble se conduire d’après une configuration qu’aucun d’entre eux ne semble vouloir changer. Ils ne désirent pas arrêter de souffrir, même trompé, Edouard garde en soi toutes les « pourquoi-s » et retourne paisiblement à côté d’elle, sans demander plus rien. Et s’il faut dire la vérité, le personnage d’Edouard ne m’a pas semblé très captivant. Deux protagonistes à la recherche du bonheur, qui arrivent à de tristes conclusions...

On ne se rappelle jamais quand quelqu’un ne vous aime plus, sa voix, avant, disant « Je t’aime », on se rappelle sa voix disant « Il fait froid ce soir » ou « Ton chandail est trop long ». On ne se rappelle pas un visage boulversé par le plaisir, on se rappelle un visage distrait, hésitant, sous la pluie. Comme si la mémoire était, tout autant que l’intelligence, délibérément insoumise aux mouvements du coeur.
Ch.10

C’est un livre que j’ai beaucoup aimé, pour ses contrastes, pour l’atmosphère un peu lourde mais recherchée, pour cette histoire d’amour boulversé que seule Françoise Sagan sait m’offrir.

03 September 2007

The line of a woman's hip

Elle commence bien haut, là où le regard ne l’aperçoit pas. L’esprit la devine, inconsciemment, et la vue commence à descendre... odeur de peau tiède, satinée...

Une goutte de rosée valse vers le creux des reins et la retrouve... lisse, doucement courbée, avec cet éclat diffus qui trace son contour... l’élégance lui donne un air fier, redouble sa beauté... la beauté d’une hanche de femme.

(cela fait partie de mes automnes depuis que j’ai vu Automne à New York... les mots sont venus après la photo, comme un mélange entre mes dernières lectures et l’envie de recommencer, de retrouver mon automne à moi... les débuts, je les aime !)

28 August 2007

Firenze

Florence : la ville où la tranquilité est faite manifeste.

[Katherine Cecil Thurston]


L'album complet ICI

29 July 2007

Cafe



J’avais un soupçon… mais 73% !!! Et voilà, plus de secrets. J’adore le café, et comme je lui dédie tout cet article, je veux remercier tous les cultivateurs de Colombia ou de Brazil qui gardent leur traditions et nous offrent les arômes les plus fines de leur culture.


Partagez-vous la même passion que moi ?

26 July 2007

Soirée

Un verre de limonade... du maïs cuit au charbon (juste un peu de beurre, sel et de l’ail pour l’arôme)... des tartines avec du pesto frais... Le soir est venu à Benediuk.

La salade d’aubergines est un délice de l’été...

On finit le travail dans la vigne, on dit bonne nuit aux fleurs et la journée finit... Il n’y a que la lumière de la lanterne pour guider nos rêves.


Bonne nuit !

25 July 2007

Zurich 2006

Ces jours j’ai redécouvert mes photos de Zurich… un matin avant le lever du soleil, quand les cygnes trempaient leurs pattes noires dans l’eau glacée... un mois de septembre à Zurich...

These days I’ve been rediscovering my Zurich photos... one morning before sunrise, when the swans were soaking their black paws in the frozen water… a September in Zurich


30 June 2007

Souvenirs

Revenue du pays des souvenirs, j’apporte des instants de mon enfance, quand j’allais dans le Sud, goûter la plaine, terre de mes aïeux, et savourer les nuits quand le ciel semblait si bas que je pouvais caresser les étoiles.

Dans la maison de ma grand-grand-mère...

12 June 2007

Roumanie

Un coin de Roumanie… un peu de musique roumaine… et mes pensées vers ma maison...

29 May 2007

Colores


Mes deux dernières créations… avec mes pensées bien loin...

Je vous embrasse d’ici, de mon île des couleurs.




25 May 2007

La femme

Envie de photos b/n aujourd’hui… reçu un résultat de 10.25/10 à l’examen d’ancien français... toujours trop chaud... mais la musique me fait bien.


24 May 2007

Vallée du Wasser


Une promenade dans les montagnes… une fenêtre ouverte vers la Roumanie... un petit train d’un autre temps... des jeunes avec des guitares... venez... venez !

12 May 2007

Afternoon

Lettres de Bucharest...

J’ai commencé les examens… 14 en total. Ce seront 5 semaines très intenses, mais j’essaye de regarder le côté optimiste plutôt et de dire qu’à la fin de ces 5 semaines, l’été sera mien
:)

Il fait trop chaud ici, c’est dur d’apprendre comme ça... J'aimerais avoir des pivoines blanches sur la table maintenant... manger 3 cerises... organiser mes pens
ées.

Mes lunettes se reposent, juste le temps de vous souhaiter un bon dimanche de mai !


08 May 2007

Afrique

Je suis heureuse! C’est par cela que je dois commencer puisque c’est cette joie que j’ai gardé depuis hier soir. Je suis heureuse d’avoir découvert un coin du monde, une culture qui m’était étrangère jusqu’alors, et une personne qui incarne tout cela avec tant de grace. Hier soir j’ai découvert le Sénégal à travers d’une écrivaine exceptionelle : Fatou Diome.

Les quelques fragments qu’elle a lu de son roman Le ventre de l’Atlantique m’ont dévoilé un style tout à fait magnifique, qui peint avec humour et en même temps avec réalisme le visage d’un Sénégal traditionnel, d’un Sénégal qui s’acharne à garder ses valeurs mais aussi qui rêve au Paradis Européen. Ses mots sur sa grand-mère, un visage symbol dans sa vie, son regard au moment où elle écoute les chants de son pays et les mouvements de ses bras au rhytme de la musique m’ont fait voir une femme amoureuse de son pays, une femme qui évoque ses racines dans tout ce qu’elle écrit.

Mais elle avoue «J’aime la France ! pour tout ce qu’elle représente, pour son histoire et pour sa culture .» Elle veut écrire en français puisqu’elle trouve cette langue comme un pont entre les africains. « Je ne veux pas dire que je suis le fruit d’une colonisation parfaite » dit-elle, mais la langue française est le seul moyen de se faire connaitre et de se faire comprendre par tous les africains, d’autant plus qu’elle rêve à une Afrique unie. « J’ai l’obssession des couleurs » disait Fatou, avant de commencer la lecture du dernier fragment. « J’aime le mauve parce’qu’il est le mélange du rouge et du bleu ; du rouge chaud de l’Afrique et du bleu froid de l’Europe. » Fatou Diome : une âme partagée entre deux pays qu’elle aime : « je suis la plus française des sénégalaises et la plus sénégalaise des françaises. »

Cet air chaud de Niodior, son île du ventre de l’Atlantique, m’apporte les chansons de Youssou N’Doure et mène mes doigts à faire mon image de :

Afrique



04 May 2007

Silence

Quand il pleut, on se regarde trop dans le miroir...


03 May 2007

Une histoire birmane

La tête dans le nuages, je reviens après des journées passées en voyageant... Si c’est pour rencontrer des chers et vieux amis, la fatigue semble pas si grande, mais pourtant trois journées sur la route m’ont épuisé. J’avais 11 ans quand je suis allée pour la première fois en France, et je suis allée chez eux, mes amis de La Sentinelle. C’est toujours un plaisir de les voir et de retrouver en eux la même curiosité de découvrir la Roumanie.

Et maintenant, quand je suis revenue à mon rythme normal, je regarde les cadeaux que j’ai reçu (mille merçis !!!) et mon esprit s’envole vers des lignes enfermées dans un livre. Je ne sais pas si, un jour, je vais respirer l’air d’Une histoire birmane... mais le livre d’Orwell a laissé en moi des impressions très fortes. Peut-être dans une autre vie, j’ai passé des après-midis sur des vérandas, avec un thé vert et un bon livre, dans des fauteuils en rattan... peut-être la brise m’apportait le parfum des orchidées et la fine pluie tropicale me caressait le visage... Je rêve, et pour tous ces « peut-êtres » j’ai crée quelques cadres qui me font respirer l’air birman. Un cadeau reçu d’amitié que je vous offre avec mon amitié la plus sincère...

Mon histoire birmane

En faisant attention à la cuillerée, on perd tout le pot.

[Proverbe birman]

26 April 2007

Un secret

Quelle soirée!!! Encore un évènement à mon goût, à l’Institut Français. Mais aujourd’hui c’était plus spécial car notre soirée habituelle de lecture bilingue et musique s’est enrichi avec la présence de l’auteur même du livre : monsieur Philippe Grimbert. Il est venu en Roumanie à l’occasion de la publication de son livre « Un secret » aux éditions Trei et il est venu nous lire quelques passages, accompagné par les accords délicats du violon de Francesca Alexandrescu.

Comme toujours je me suis offert le livre, et en plus j’ai une dédicasse qui me fait si contente !!! « Pour Alexandra » il dit... Je vous remercie Monsieur Grimbert !



07 April 2007

Primavera del amore

Un petit clin d’oeil et des bisous de La Maison des Roses


Joyeuses Pâques !